Immigration francophone au Canada : les nouvelles priorités de la ministre en 2026

L’immigration francophone est plus que jamais au cœur de la politique fédérale canadienne. Entre la fin de l’année 2025 et le début de 2026, la ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, multiplie les annonces visant à attirer davantage de francophones, en particulier à l’extérieur du Québec. Cet article fait le point sur ses dernières déclarations, les nouvelles cibles et les mesures concrètes qui peuvent intéresser tout candidat francophone souhaitant s’installer au Canada.
Pourquoi le Canada mise sur l’immigration francophone
Le gouvernement fédéral présente l’immigration francophone comme un enjeu démographique, économique et identitaire. Selon la ministre, accueillir plus de francophones permet de :
- soutenir la vitalité des communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire à travers le pays
- répondre aux besoins de main‑d’œuvre dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et la petite enfance
- renforcer le bilinguisme et le rayonnement du français partout au Canada, et pas seulement au Québec
Les nouveaux arrivants francophones contribuent à la croissance économique, à l’innovation et à la diversité culturelle, tout en aidant à compenser le vieillissement de la population dans plusieurs régions.
Objectifs chiffrés : vers 12% d’immigrants francophones hors Québec
Les dernières communications de la ministre mettent en avant le fait que le Canada a récemment dépassé son objectif d’immigration francophone hors Québec, avec un taux se situant autour de 8,5–9% de résidents permanents francophones. Il s’agit de la quatrième année consécutive où la cible francophone est atteinte ou dépassée.
Mais l’ambition va désormais plus loin. Le plan fédéral prévoit :
- une hausse progressive de la proportion de résidents permanents francophones admis hors Québec
- un objectif politique d’environ 12% de nouveaux arrivants francophones hors Québec d’ici la fin de la décennie, soit près du triple de l’ancienne cible de 4,4%
Pour y parvenir, le gouvernement vise un volume annuel d’immigrants francophones nettement plus élevé, tous programmes confondus.
Places supplémentaires réservées aux francophones
Parmi les mesures phares mises de l’avant, le gouvernement fédéral décide de réserver des places supplémentaires uniquement pour les francophones. Concrètement :
- plusieurs milliers d’espaces de sélection par an sont ajoutés pour permettre aux provinces et territoires de désigner des candidats francophones via leurs programmes des candidats des provinces
- ces espaces visent en priorité les francophones qui s’installent à l’extérieur du Québec, notamment en Ontario, dans les provinces atlantiques et dans l’Ouest canadien
Cette mesure se veut un signal fort : un candidat francophone peut bénéficier de plus d’options et de chances de sélection grâce à ces quotas qui lui sont spécifiquement dédiés.
Entrée express 2026 : priorité aux francophones
Les catégories d’Entrée express pour 2026 continuent de favoriser les francophones. Avec les tirages ciblant les candidats parlant français, le système permet :
- d’inviter des francophones avec des scores parfois plus accessibles que dans les tirages tous programmes
- de répondre à des besoins spécifiques de main‑d’œuvre, tout en renforçant la présence du français au pays
La connaissance du français devient un atout majeur dans le système de sélection. Pour un candidat maîtrisant bien le français, cela peut se traduire par :
- plus de points pour la langue
- de meilleures chances d’obtenir une invitation à présenter une demande de résidence permanente
- davantage de possibilités via les programmes provinciaux francophones ou bilingues
Investissements pour soutenir les communautés francophones
Au‑delà des volumes et des quotas, la ministre met de l’avant de nouveaux investissements pour mieux accueillir et intégrer les francophones. Parmi ces initiatives :
- le financement de projets pour aider les employeurs et organismes communautaires à recruter, intégrer et retenir des travailleurs francophones dans les communautés en situation minoritaire
- le renforcement des services d’établissement en français (aide à l’emploi, cours de langue, accompagnement administratif, soutien à l’installation) pour les nouveaux arrivants francophones
L’objectif est d’éviter que les francophones quittent rapidement les régions où ils s’installent, en offrant un meilleur soutien sur le marché du travail et dans la vie quotidienne.
Ce que cela change pour un candidat francophone
Pour une personne francophone qui souhaite immigrer au Canada en 2026 et dans les années à venir, ces annonces se traduisent par plusieurs avantages concrets :
- plus de catégories et de tirages ciblant les francophones dans le système Entrée express
- des places réservées dans les programmes provinciaux, ce qui peut faciliter la nomination par une province
- des services d’accueil et d’intégration disponibles en français dans un plus grand nombre de villes et de régions
En pratique, un candidat francophone a tout intérêt à :
- maximiser ses résultats aux tests de français (TEF Canada, TCF Canada)
- se renseigner sur les volets francophones des programmes des candidats des provinces
- surveiller régulièrement les annonces de catégories d’Entrée express et les tirages destinés aux francophones
Un moment favorable pour les francophones
Le message politique est clair : le Canada veut augmenter significativement la part de francophones parmi les nouveaux résidents permanents, surtout en dehors du Québec. Entre les nouvelles cibles, les places supplémentaires accordées aux provinces et la priorité donnée aux francophones dans Entrée express, le contexte actuel est particulièrement favorable pour les candidats parlant français.
Si vous êtes francophone et que vous envisagez un projet d’immigration, c’est le moment de préparer votre dossier, d’optimiser votre niveau de français et d’explorer les programmes fédéraux et provinciaux qui vous sont destinés.






